Un nettoyage des plages respectueux de l'environnement

publié le 17 sept. 2010 à 06:58 par Didier RAMON
Une initiative intéressante de collecte des déchets sur les plages avec l'aide d'un âne bâté.
Pourquoi ne pas étendre le principe à l'entretien des villes ? Ou encore à la collecte des déchets verts avec des chevaux de trait (ou des mules lourdes) ?
mercredi 15 septembre 2010 - Bréhal - Ouest France

Trois questions à...

Olivier Nicole, responsable de la société Hippoclean. Pour la cinquième année, le syndicat des plages lui a confié le nettoyage des plages de Coudeville, Saint-Martin de Bréhal et Bricqueville.

Comment s'effectue le nettoyage de la plage ?


Par nettoyage, il faut entendre un nettoyage raisonné de la plage. Seuls sont ramassés les détritus non biodégradables : verre, plastique, métal. Pour cela, je parcours la plage avec un âne commun, muni de deux poubelles. C'est plus facile qu'avec le baudet du Poitou que j'utilisais l'an dernier et surtout l'animal est moins lourd.

Quel bilan peut-on tirer ?


80 % des déchets viennent des professionnels et le reste des touristes. Je constate un effort de tous et au fil des années, le tonnage de détritus ramassés diminue. Je trouve encore beaucoup de bouteilles en verre, en plastique, ainsi que des canettes métalliques et quelques déchets provenant de la conchyliculture vraisemblablement arrachés par la mer.

La mise en place de poubelles sélectives par le syndicat des plages a aussi permis d'améliorer la situation. Le nettoyage est effectué deux fois par semaine pendant les mois de juillet et août et après les marées d'équinoxe de printemps et d'automne.

L'objectif est de préserver la laisse de mer, qui est un habitat fragile et qui permet un développement de la vie et d'espèces végétales. Une prise en charge partielle du budget est d'ailleurs effectuée par l'Agence de l'eau, pour la protection du gravelot à collier qui niche sur la laisse de mer de Bricqueville.

Et pour l'avenir ?


Je travaille actuellement sur un prototype de balayeuse qui permettrait de ramasser les crottes de moutons dans les havres avant chaque grande marée. Cela permettrait de limiter une pollution organique et d'avoir une meilleure qualité des eaux, souhaitée par les conchyliculteurs, ostréiculteurs et professionnels du tourisme.
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